Los amigos que perdí Les amis que j’ai perdus

Salí en busca del tiempo perdido,
Siguiendo el rastro de un amanecer,
Y me junté con gente sin medida,
De la que nadie quiere conocer.
Un loco me dio clases de estricnina,
Un escritor me habló de Maldolor,
Un juez me absolvió de mi rutina,
Y una flor me extirpó el dolor.
Si quieres verme
Vas a tener que explorar
Esos desiertos que no puedo abandonar
Abrí una puerta que se cerró tras de mí
Y no me duelen los amigos que perdí.
Me especialice en noches suicidas,
Justo el día en que la conocí,
Y confundí molinos con gigantes,
Después de una semana sin dormir.
Si quieres verme
Vas a tener que explorar
Esos desiertos que no puedo abandonar
Abrí una puerta que se cerró tras de mí
Y no me duelen los amigos que perdí.
El miedo es un cuchillo afilado,
La venganza una flecha clavada,
No hay nada más inútil que el odio,
No hay nada más doloroso que el rencor.
Trato de salir de mi mente,
Me esfuerzo por desaprender,
Recorro el camino inverso,
Busco el origen
Busco algo ahí fuera.
Si quieres verme
Vas a tener que venir
A unos lugares que no puedo describir
Abrí una puerta que se cerró tras de mí
Y no me duelen los amigos que perdí.
Si quieres verme
Vas a tener que asumir
Que hay ciertas cosas que me alejarán de ti
Abrí una puerta que se cerró cuando huí
Y he olvidado a los amigos que perdí.

Je suis partie à la recherche du temps perdu,
suivant la trace d’une aube,
et j’ai fréquenté des gens sans mesure,
de ceux que personne ne veut connaître.
Un fou m’a donné des cours de strychnine,
un écrivain m’a parlé de Maldolor,
un juge m’a absoute de ma routine,
et une fleur m’a extirpé la douleur.
Si tu veux me voir,
tu vas devoir explorer
ces déserts que je ne peux pas abandonner.
J’ai ouvert une porte qui s’est refermée derrière moi,
et les amis que j’ai perdus ne me font pas souffrir.
Je me suis spécialisée dans les nuits suicidaires,
le jour même où je l’ai rencontrée,
et j’ai pris des moulins pour des géants
après une semaine sans dormir.
Si tu veux me voir,
tu vas devoir explorer
ces déserts que je ne peux pas abandonner.
J’ai ouvert une porte qui s’est refermée derrière moi,
et les amis que j’ai perdus ne me font pas souffrir.
La peur est un couteau aiguisé,
la vengeance, une flèche plantée,
rien n’est plus inutile que la haine,
rien n’est plus douloureux que la rancœur.
J’essaie de sortir de mon esprit,
je m’efforce de désapprendre,
je parcours le chemin inverse,
je cherche l’origine,
je cherche quelque chose là-dehors.
Si tu veux me voir,
tu vas devoir venir
dans des lieux que je ne peux pas décrire.
J’ai ouvert une porte qui s’est refermée derrière moi,
et les amis que j’ai perdus ne me font pas souffrir.
Si tu veux me voir,
tu vas devoir accepter
que certaines choses m’éloigneront de toi.
J’ai ouvert une porte qui s’est refermée quand j’ai fui,
et j’ai oublié les amis que j’ai perdus.