Rascayú

Rascayú, ¿cuándo mueras que harás tú?
Rascayú, ¿cuándo mueras que harás tú?
Tú serás un cadáver nada más
Rascayú, ¿cuándo mueras que harás tú?
Oigan la historia que contome un día
El viejo enterrador de la comarca
Que era un viejo al que la suerte impía
Su único bien arrebató la Parca.
Todas las noches iba al cementerio
A visitar la tumba de su hermosa
Y la gente murmuraba con misterio:
“Es un muerto escapado de la fosa”.
Rascayú, ¿cuándo mueras que harás tú?
Rascayú, ¿cuándo mueras que harás tú?
Tú serás un cadáver nada más
Rascayú, ¿cuándo mueras que harás tú?
Hizo amistad con muchos esqueletos
Que salían bailando una lambada
Mezclando sus voces de ultratumba
Con el croado de alguna rana.
Los pobrecitos iban mal vestidos
Con sábanas que ad hoc habían robado
Y el guardián se decía con recelo:
“Estos muertos se me han revolucionado”.
Como es bastante tétrica la historia
Los juegos fatuos se meten en el río
Armando con sus luces tenebrosas
Un cacao de padre y muy señor mío
Rascayú, ¿cuándo mueras que harás tú?
Rascayú, ¿cuándo mueras que harás tú?
Tú serás un cadáver nada más
Rascayú, ¿cuándo mueras que harás tú?
Rascayú, ¿cuándo mueras que harás tú?
Rascayú, ¿cuándo mueras que harás tú?
Tú serás un cadáver nada más
Rascayú, ¿cuándo mueras que harás tú?
Rascayú, ¿cuándo mueras que harás tú?
Rascayú, ¿cuándo mueras que harás tú?
Tú serás un cadáver nada más
Rascayú, ¿cuándo mueras que harás tú?

Rascayú, quand tu mourras, que feras-tu ?
Rascayú, quand tu mourras, que feras-tu ?
Tu ne seras rien de plus qu’un cadavre.
Rascayú, quand tu mourras, que feras-tu ?
Écoutez l’histoire que me raconta un jour
le vieux fossoyeur de la région,
un vieil homme à qui l’impitoyable destin,
la Faucheuse, avait ravi son seul bien.
Toutes les nuits, il allait au cimetière
rendre visite à la tombe de sa belle,
et les gens murmuraient avec mystère :
« C’est un mort échappé de la fosse. »
Rascayú, quand tu mourras, que feras-tu ?
Rascayú, quand tu mourras, que feras-tu ?
Tu ne seras rien de plus qu’un cadavre.
Rascayú, quand tu mourras, que feras-tu ?
Il se lia d’amitié avec de nombreux squelettes
qui sortaient en dansant une lambada,
mêlant leurs voix d’outre-tombe
au coassement d’une grenouille.
Les pauvres étaient mal vêtus,
avec des draps volés exprès,
et le gardien se disait avec méfiance :
« Ces morts se sont révoltés contre moi. »
Comme l’histoire est assez lugubre,
les feux follets entrent dans la rivière,
créant avec leurs lumières ténébreuses
un désordre absolument monumental.
Rascayú, quand tu mourras, que feras-tu ?
Rascayú, quand tu mourras, que feras-tu ?
Tu ne seras rien de plus qu’un cadavre.
Rascayú, quand tu mourras, que feras-tu ?
Rascayú, quand tu mourras, que feras-tu ?
Rascayú, quand tu mourras, que feras-tu ?
Tu ne seras rien de plus qu’un cadavre.
Rascayú, quand tu mourras, que feras-tu ?
Rascayú, quand tu mourras, que feras-tu ?
Rascayú, quand tu mourras, que feras-tu ?
Tu ne seras rien de plus qu’un cadavre.
Rascayú, quand tu mourras, que feras-tu ?